4 conseils futés pour ratrapper une blague qui a mal tourné

Vous avez une âme de Grand Blond ? Ne vous inquiétez pas. Il y a des solutions pour vous.

Vous avez une âme de Grand Blond ? Ne vous inquiétez pas. Il y a des solutions pour vous.

Vous avez remarqué ? Il arrive des moments dans la vie, des moments où une irrépressible envie de faire un bon jeu de mot, une boutade, un calembour ou une blagounette, comme on dirait aujourd’hui, vous titille le bout de la langue et vous fait trémousser d’hilarité contenue. Dans ces moments, vous savourez en secret la plaisanterie qui monte doucement et tentez de la contenir bien discrètement aux yeux de votre interlocuteur. Mais, au bout d’un moment, l’envie de la partager (et de vous faire mousser pour votre humour si piquant) devient si forte que vous ne pouvez la contenir. Et c’est là, parfois, sans que vous vous y attendiez ou que le moindre soupçon ne vous y préparait, vous commettez l’irréparable. Une bonne blague, mais avec la mauvaise personne.

Je prends un exemple.

Dire à un(e) borgne qu’il a perdu l’oeil pour le dessin ou à un(e) cul de jatte qu’il n’est pas « en jambes aujourd’hui » (ah ah ah).

Pire.

Dire à votre meilleur(e) ami(e) de confession juive que bien sûr, c’est vrai, que si toute sa famille a brûlé dans les camps, c’est triste, mais en même temps, qu’à Noël, c’est toujours moins de cadeaux à faire (notez également votre méconnaissance de la religion juive et des juifs chez qui on ne fête pas Noël, mais c’est pas grave, c’est rien, au niveau où vous en êtes, ce genre de détail n’a déjà plus d’importance).

Comment réparer ce genre de gaffes ?

Bien sûr, après cela, vous vous rendez compte de votre gaffe et vous vous dites que vous auriez du tourner 7 fois votre langue dans votre bouche, mais, hélas, trop tard, le mal est fait et votre ami(e) ou connaissance vous laisse sur place le regard courroucé, le coeur plein de bile et de rancoeur à votre égard. C’est con, mais n’y pouvez rien, et vous finissez par avoir une réputation de type ou de femme infréquentable.

Alors, si vous comptez parmi les gaffeurs(se) invétérés du genre je fais toujours les mauvaises blagues avec les mauvaises personnes, laissez-moi vous souffler quelques conseils qui vous réconcilieront avec la vie et vos amis.

Conseil n°1

Ne faites jamais de blagues sur les juif avec un juif, ou de blagues sur les noirs avec un noir, sur les handicapés avec un handicapé, etc. (Et surtout, surtout, évitez les blagues pédophiles sur des enfants avec leurs parents)

Conseil n°2

Si vous n’êtes pas sûr de votre effet, rajoutez toujours en fin de blague, la petite phrase très efficace « Non, mais je plaisante bien sûr. » Attention, si vous n’avez rien dit de drôle avant, il se peut que cela intrigue votre interlocuteur et lui fasse se demander si vous avez bien toute votre tête. Mais, ne vous inquiétez pas, cela est moins grave de passer pour un raciste, un homophobe ou autre antisémite. Pour vous donner une idée de ce que cela peut produire, imaginez l’effet produit sur votre interlocuteur si vous dites :

« Hier, j’ai mangé du jambon. » (ce qui est déjà fort inintéressant), puis « Non, mais je plaisante bien sûr. » Votre interlocuteur ne saura pas vraiment si vous avez voulu faire de l’humour ou pas, mais, au moins, vous aurez le bénéfice du doute.

Conseil n°3

Dans le cas d’une gaffe monumentale (cf plus haut, la blague juive de mauvais aloi), faites alors croire (si vous vous en rendez compte à temps, bien sûr) que ce n’est pas vous, que vous êtes fou, qu’un esprit malsain s’est emparé du votre et que ce n’est pas vous qui avez prononcé cette phrase, mais l’esprit qui a pris possession de vous. Citez des personnages célèbres particulièrement monstrueux pour vous dédouanner. Dites que vous êtes Hitler, par exemple, ou Staline ou Poutine, ou Raspoutine (ou tout autre nom de famille auquel vous rajouterez un « ine », ça marche presqu’à tous les coups). Si c’est une blague sur les chinois, prenez Mao. Sur les cathos, Torquemada. Sur les américains, prenez Georges Bush (le fils). Sur les homosexuels, Boutin (Christine). Bref, faites le fou. Eventuellement, bavez de façon ostentatoire pour renforcer votre crédibilité (voire, pissez-vous dessus, mais là, c’est vraiment que vous aurez dit une grosse connerie).

Conseil N°4

Dernier conseil. Si vraiment vous faites beaucoup de gaffes dans le même genre, c’est sans doute que vous êtes un gros con (ou une grosse conne). Dans le doute, abstenez-vous de sortir, avalez un tube de Xanax, tirez-vous une balle de 15mm dans la tête et pendez-vous. L’Humanité entière et vos voisins vous en seront reconnaissants.

Je vous remercie de votre attention.

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A propos Abstract Specis

Sketches, drawings, etc.
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