Voyage : Madère, un petit bout de paradis

Vue de l'aéroport d'Orly

Pour aller à Madère, pas le choix. L’avion est le seul moyen rapide de s’y rendre. Vous pouvez essayer en barque, en voilier ou en paquebot si le coeur vous en dit, mais n’oubliez pas que vous n’avez que 5 semaines de congés par an et que plus de la moitié de celles-ci risquent d’être consommées par votre voyage jusqu’à destination. L’avion s’impose donc avec tout ses désagréments : l’attente infinie dans l’aéroport avant d’embarquer, le vol aussi ennuyeux qu’un film de Godard, les crissements de mâchoires des autres passagers dévorant d’immondes sandwiches vendus au prix du caviar, sans compter l’insupportable promiscuité du Boeing dans lequel vous avez pris bord. Bref, un véritable cauchemar ! Alors pour ne pas s’ennuyer, reste une solution : le guide de voyage, que j’ai décortiqué de bout en bout jusqu’à apprendre par coeur les horaires d’ouverture de tous les restaurants.

Technicien aéroport d'OrlyUn peu d’histoire

Madère, contrairement aux apparences, est une île africaine, car plus proche de la côte marocaine que de la côte portugaise. Née au beau milieu de l’océan, elle est la résultante de quelques éruptions volcaniques bienvenues qui ont façonné son paysage montagneux d’aujourd’hui. Les pics les plus hauts pointent à plus de 1800m, ce qui n’est pas rien, vous l’avouerez. Autre caractéristique pour le moins déstabilisante, il n’y a pas de terrain plat à Madère, excepté la piste de l’aéroport qu’il a fallu bâtir sur d’hideux pilotis géants en béton armé. Sans cette solution, il aurait fallu ressortir quelques bons vieux hydravions de la dernière guerre, mais comme il y en avait plus, les madérans ont gardé la solution des pilotis.

Découverte vers 1400 quelque chose

L’île a été découverte par un certain Zarko. Rien à voir avec notre ex-président. On lui a fait une belle statue qui trône au milieu d’une place dans la vieille ville. Il y a établi une première capitale du charmant nom de Machico, mais qui finalement ne convenait pas et c’est Funchal (plus de 100,000 habitants) qui a récupéré cet honneur. Anecdote : c’est à Madeire que Christophe Colomb aurait préparé son voyage pour découvrir l’Amérique. Et c’est aussi là bas qu’il s’y est marié. Coincidence ? Je ne crois pas.

Bref. Depuis, entre guerres, invasions et colonisations, Madère s’est développée au fil du temps et est devenu une belle île dont une des principales sources de revenus est le tourisme (j’y reviendrai). On y fait aussi du pinard, fort judicieusement appelé « Madère » (je ne l’ai pas gouté) et on y produit des bananes « en masse » entre autres produits agricoles.

C’est une destination rêvée pour les randonneurs, puisque l’île permet, sur moins de 700km2, de bénéficier de dizaines de chemins côtiers, forestiers ou montagnards si l’on préfère le soleil des cimes plutôt que les ombres des arbres ou les embruns de l’océan. Un magnifique réseaux de canaux (les « Levadas » en portugais) sillonne d’ailleurs toute l’île et permet de pénétrer au plus profond de sa forêt de lauriers, dernier vestige de l’ex-forêt qui recouvrait toute l’Europe avant l’ère glaciaire et qui est maintenant classée au patrimoine mondial de l’Unesco (tout comme Le Havre. Avec les deux, ça fait une moyenne). Question plages, il n’y en a pas, ou presque. La côte madérane étant essentiellement constituée de falaises à pics de plus de 600m de hauteur tombant dans la mer (si vous êtes amateur de plongeon, c’est l’occasion, certains ont essayé, mais ils ont eu des problèmes).

Cet intermède historique et géographique terminé. Je vous donne rendez-vous pour la suite où vous découvrirez mon lieu de villégiature et je vous partagerai les sensations ineffables de ma découverte de Madère.

Avion et véhicule sur un aéroport

Publicités

A propos Abstract Specis

Sketches, drawings, etc.
Cet article, publié dans Croquis, Style de vie, Voyages, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Voyage : Madère, un petit bout de paradis

  1. Ping : Madère : climat et douceur de vivre | Le Petit Becquart Illustré

  2. Ping : Madère : climat et douceur de vivre | Le Blog de l'Olivier Sauvage

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s