La femme du maire se venge en écrivant un livre

Un li

Couverture du livre de Germaine

Germaine Lajoie n’a pas l’habitude de garder sa langue dans sa poche. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit ! Et tant pis si ça blesse des personnes. Alors quand elle a appris que Fernand Broussard, son mari et accessoirement monsieur le maire de notre bonne commune de Tronchon, pratiquait la brouette irlandaise avec Huguette Labouche, sa voisine, son sang n’a fait qu’un tour. Elle a décidé pour se venger, d’écrire un livre dans lequel elle raconte toute la vérité sans fard ni honte.

En avant-première, le Petit Becquart publie, pour vous, les bonnes pages de ce pamphlet explosif qui ne manquera pas de faire scandale dans les milieux autorisés.

Avertissement : les lignes qui suivent pourraient choquer nos plus jeunes lecteurs. Aussi recommandons-nous à leur parents de les éloigner de leur téléphone mobile et de les mettre au bain ou de les occuper à faire leurs devoirs (ce qui ne leur fera pas de mal, soit dit en passant, les jeunes, c’est plus ce que c’était, c’est tous vraiment rien que des fainéants, y’a qu’à voir les chiffres du chômage).

Où l’on apprend que Fernand adore les Apéricubes*

« Fernand adore les Apéricubes. Il disait même que l’odeur du fromage, ça lui faisait avoir le zizi bâton. Aussi, tous les jours, je lui commandais sur Internet sa dose quotidienne de petits cubes et ensuite il les avalait comme si c’était des bonbons. Souvent, ensuite, il me forçait à me mettre à 4 pattes sur la table et il me troussait virilement. Franchement, se faire trousser dans les odeurs de fromage. C’est pas agréable ! »

* mais n’y aurait-il pas ici un rapport avec l’affaire des apéricubes ?

Qu’il lit le journal Le Monde

« Tous les matins, sauf le dimanche, Fernand faisait semblant de lire Le Monde. Il s’était abonné sur le compte de la mairie (et là, je dis pas qu’il y a abus de bien social, mais quand même !…) et le recevait par livreur. Ou par livreuse, devrais-je dire, car, comme par hasard, le livreur, c’était notre voisine Huguette Labouche, la bien nommée, si je puis me permettre, vu la forme de ses lèvres et l’usage qu’elle en faisait. Bien sûr, ce n’était pas le journal qui intéressait Fernand, mais Huguette et sa bouche en poire (d’ailleurs, il avait beau prendre un air concentré en fronçant le front, je voyais bien qu’il ne lisait que la météo et faisait les mots croisés, mais que les mots croisés, dans le Monde, c’est un peu plus dur que dans Télé Loisirs, donc que ça ne lui prenait pas beaucoup de temps pour le lire, le journal). Au départ, je n’avais pas bien compris ce qui se passait, mais ensuite la vérité a éclaté comme un feu d’artifice devant mes yeux ébahis. J’avais bien remarqué que, quand il lisait Le Monde, Jean-Pierre était toujours assis dans la cuisine, le ventre bien calé contre la table. Et devinez qui était dessous ? Je n’en dis pas plus. Vous m’aurez compris. »

Qu’il n’aime pas les pauvres

« Alors qu’il a toujours voulu faire croire qu’il aimait les pauvres, j’ai la preuve que c’est pas vrai. Souvent, Fernand disait que les pauvres, il leur faudrait un permis de se reproduire et qu’on leur retirerait aussitôt qu’on l’aurait inventé. Ca le faisait bien rire. C’est malin pour un fils de simple pêcheur. »

Par contre, qu’il aime bien l’argent

« Tout le monde connaît Fernand et pense que c’est un homme simple, humble, capable de résister aux tentations du monde moderne. Chez lui, pas de bling bling, ni de clang clang. Quand il s’habille, c’est chez Kiabi ou la Halle aux chaussures. Pour manger, il me demandait toujours d’acheter la marque Repères ou Leader, ou n’importe quelle marque pas connu où y’a pas de logo dessus et l’emballage est aussi attrayant qu’une porte de toilettes.
Et quand on partait en vacances, c’était pour aller au camping d’à côté, pour pas dépenser trop. Mais ça, c’est l’image qu’il veut se donner auprès de ses électeurs.

Car en vérité, Fernand est un véritable homme d’affaire qui sait transformer tout ce qu’il touche en euros sonnants et trébuchants. Et surtout, c’est un véritable vautour reprenant les idées des uns et des autres pour amasser facilement de l’argent. Facebook, par exemple, vous croyez que c’est Mark Zuckebergue ??? Mais non, c’est Fernand qui lui a soufflé l’idée. Et Mark, qui est vraiment un gentil garçon, lui reverse tous les ans des royalties que même la Reine d’Angleterre en aurait honte tellement ça fait de sous. Bien sûr, personne ne le sait, mais moi j’ai fini par le savoir parce qu’un jour il avait oublié d’éteindre son ordinateur. Et dedans, il y avait un email de Mark qui le suppliait de ne pas révéler qu’il est en fait nul en informatique contre 1 milliard de dollars ! Alors, vous me croyez qu’il est riche, Fernand, ou pas ? »

Bien entendu, le Petit Becquart ne saurait être susceptible d’être tenu responsable pour les propos qui sont énoncés ici.

Bonne lectures

Publicités

A propos Olivier Sauvage

Entrepreneur, blogueur, mes pensées n'engagent que moi
Cet article, publié dans Livres, Non classé, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour La femme du maire se venge en écrivant un livre

  1. Ping : Enlevé par des extra-terrestres, Fernand Broussard revient transformé en femme | Le Petit Becquart Illustré

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s