Enlevé par des extra-terrestres, Fernand Broussard revient transformé en femme

Kevin Teufla, notre stagiaire

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Par Kevin Teufla, stagiaire (tous ses articles)

Fernand Broussard, avant et après

Fernand Broussard, avant et après

Le maire de Tronchon a été enlevé par des extra-terrestres, puis ramené, transformé en femme. Lisez le récit palpitant de cette incroyable histoire.

C’est à une bien drôle d’aventure qu’a été convié à vivre, malgré sa volonté, Fernand Broussard, notre bien aimé maire, dans la nuit du 20 au 21 septembre, un soir bien tranquille comme beaucoup d’autres dans notre petite ville de Tronchon.

Comment imaginer alors, sans que rien prévienne, qu’il puisse lui arriver les faits, aussi improbables qu’incroyables, que nous allons vous révéler dans nos colonnes, et alors que tout était normal et ennuyeux comme d’habitude.

Des manifestations dans le poste de téléviseur

C’est vers 20h47 que tout a commencé et c’est à cette heure, qu’Huguette Labouche, factrice et voisine de notre bon maire (voir La femme du maire se venge en écrivant un livre), rapporte les premiers éléments perturbants de la soirée.

« Je regardais la publicité à la télé, après le 20h, et soudain, j’ai bien vu que quelque chose de pas normal se passait. La fille de la pub pour le shampoing avait pas la même tête que d’habitude. On aurait dit qu’elle avait des sourcils plus gros, un peu comme ceux d’Emmanuel Chain. Et en plus, elle avait une voix bizarre, comme si elle avait avalé de l’helium. Tout de suite, j’ai compris que j’avais affaire sans doute à des haquères (« hackers » : ndlr) »

Des dires confirmés par la Gendarmerie de Tronchon qui stipule dans son rapport des évènements de la soirée avoir bien reçu un appel téléphonique d’un certain Manuel Chain ayant le même numéro téléphonique que Mme Huguette Labouche.

« Nous n’y avons pas donné suite, car ce Mr Chain était manifestement ivre, rapporte le Cdt Doutreau ». Première ERREUR !!!!

Des phénomènes « pas normaux »

Par la suite, plusieurs habitants de Tronchon nous ont affirmé également avoir assisté à des  phénomènes « pas normaux » et nombre d’entre eux ont également prévenu la gendarmerie qui, malgré les alertes diverses lancées par la population, persistait dans son inaction. « On a cru que tout le monde était bourré, précise le brigadier chef. Dans ce cas là, on ne fait rien et on attend que ça passe. »

Lumières dans les bois, sifflements de cocotte minute, baisse soudaine de la température, ont été parmi les phénomènes qui nous le plus été rapportés. Certains, parmi les plus anciens, crurent même à un retour des allemands et commencèrent à appeler aussi la gendarmerie pour dénoncer des voisins afin de se faire bien voir de l’envahisseur. « Là, on a carrément cru à un canular, rapporte encore le brigadier Moujard ».

C’est dans cette ambiance de presque panique que Fernand Broussard, à l’orée de la nuit, et inconscient de tout le tohu bohu qui se produisait autour de lui, s’attela, comme chaque soir, à rentrer ses vaches à l’étable. Il avait bien vu quelques lueurs étranges dans le ciel, raconta-t-il ensuite, mais il n’y prêta pas plus attention qu’au retour récent de Nicolas Sarkozy (voir Super Sarko : le retour). Pas farouche, le Fernand !

En revanche, la nervosité inhabituelle de son troupeau le perturba bien plus et éveilla son attention. Il n’avait jamais vu ses bêtes aussi agitée set dut s’y reprendre à plusieurs reprises, et avec maintes difficultés, pour les faire rentrer toutes à l’intérieur. Une de ses plus belles bêtes, Rosalie, parvint même à s’enfuir et ce n’est que grâce à l’agilité de Braquemard, son berger des landes, qu’il put la faire rentrer. Lui aussi trouva alors que quelque chose de « pas normal » se passait.

21h03 : « La lumière pénétrait dans l’étable en faisant des faisceaux nets comme des lames de couteaux. »

« Les vaches étaient très énervées. Je savais pas pourquoi. On aurait dit qu’elles sentaient quelque chose que moi, je ne pouvais pas voir. C’est très malin, les vaches, vous savez, affirme le maire de notre petite commune. J’avais fini de mettre les plus vieilles au bercail quand quelque chose d’inattendu s’est produit.

D’un seul coup, tout l’étable a été prise de tremblements, comme une vache folle, ajoute le maire, fier de son bon mot. Au début, j’ai eu très peur, j’ai cru que le toit aller me tomber sur la tête. Puis les tremblements se sont arrêtés d’un coup et alors une lumière blanche, terrible, s’est abbattu sur tout le bâtiment. On aurait dit qu’une lampe torche géante avait été braquée dessus. La lumière pénétrait à l’intérieur en dessinant des faisceaux nets comme des lames de couteau.

Je peux vous dire que je commençais sérieusement à avoir les chocottes. Tout était silencieux. Même les vaches ne faisaient plus un bruit et elles me regardaient toutes comme si il allait m’arriver quelque chose. C’est là que j’ai compris que quelque chose de vraiment pas normal se passait.

Avais-je des hallucinations ? avais-je trop regardé la télé dans ma jeunesse ? Car je vis quelque chose que je n’oublierai jamais de toute ma vie. Mes vaches avaient soudain toutes de gros sourcils, très poilus sur le front, vous savez, comme le présentateur télé là, le type de Capital. Je me frottai les yeux pour être sûr que je n’étais pas dans un rêve, je les regardai à nouveau. Mais non, les sourcils étaient toujours là. Vous savez quel effet ça fait de voir des vaches avec de gros sourcils ? Je peux vous dire que ça fait aussi peur que la tête de Marine Lepen à la télé.

J’en faisait presque dans mon pantalon (j’ai bien dit presque). J’ai été pris de panique, j’ai couru vers la sortie, la porte de l’étable était resté ouverte, et je me suis précipité dehors, dans la lumière blanche. On aurait dit comme du brouillard, mais c’était bien de la lumière. Je courais et j’avançais sans rien voir. Je ne voyais même plus mes pieds tant c’était lumineux. Je courais dans n’importe quelle direction et je ne savais même pas où j’allais. Soudain, j’ai entendu un chuintement, comme un gros piston, accompagné d’un « splorp », un peu comme le bruit d’une ventouse quand on touille la cuvette des WC. Et aussitôt je me suis senti aspiré dans les airs par une force phénoménale. Ensuite, j’ai perdu connaissance. »

Tout était rose : la vision la plus merveilleuse de ma vie

« Quand je me suis réveillé – je ne sais pas combien de temps après – j’ai ouvert lentement les yeux. La lumière était toujours là, mais beaucoup moins forte. Petit à petit j’ai découvert le décor autour de moi. C’était comme dans la cabine de pilotage d’un avion, sauf que tout était rose, coloré de rose. Des écrans, roses. Des boutons et des manettes, roses. Des placages en bois roses. De la lumière rose. J’avais l’impression de tout voir à travers des lunettes roses. Mais ensuite, c’est là que j’ai eu la vision la plus merveilleuse de ma vie. La vision la plus incroyable. Quelque chose que tout homme rêverait un jour de voir. Des femmes ! Des jeunes femmes ! Des vrais mannequins ! Toute plus belles les unes que les autres. Et, cerise sur le gâteau, si je puis dire : elles étaient toutes nues comme Eve. La vérité ! Je n’en croyais pas mes yeux. »

A ce stade du récit, nous interrogeâmes du regard le médecin des pompiers qui nous accompagnait pendant cet interview et qui avait en charge la santé du maire. Il fit un va et vient de la tête qui voulait dire que Fernand Broussard n’avait rien bu, n’était sous l’influence d’aucune substance chimique, et qu’en l’occurrence, était en pleine possession de ses moyens. Nous continuâmes à écouter l’édile.

Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres

« Elles étaient magnifiques. Elles me regardaient de leurs yeux superbes avec l’innocence de la Vierge Marie. Je sentais comme une terrible pulsion sexuelle, excusez-moi, et je me demandais si je n’allais pas éjaculer là dans mon pantalon sur le point de craquer tant mon membre s’était raidi. En même temps, j’entendais une musique enchanteresse, des voix mélodieuses d’une douceur infinie qui chantaient à mes oreilles et me transportaient dans un état proche de l’apothéose. Etais-je fou ? Rêvais-je ? Je me pinçais pour être sûr que ce n’était pas le cas. Fermai les yeux puis les rouvrai. Mais non, je n’étais pas le jouet de mon imagination, les jeunes femmes étaient toujours là. J’essayai de les saluer en français, dans ma langue, puis en anglais, mais elles continuaient à me regarder sans rien dire. Je peux vous dire à ce moment là que j’étais comme sur un nuage. »

Le maire continua.

« Alors ensuite se passa la chose dont tout homme normalement constitué peut rêver. Plusieurs d’entres elles, les plus jeunes visiblement, se rapprochèrent de moi et commencèrent à me déshabiller. Leurs mains, d’une habileté incroyable, ôtèrent mes vêtements un par un. D’abord ma veste, puis ma chemise. Mes chaussures, mes chaussettes, puis mon pantalon. Et au fur et à mesure qu’elles avançaient dans mon effeuillage, je sentais mon membre se raidir encore plus et gonfler comme si on lui injectait de l’air comprimé avec un compresseur. Je crus qu’il devenait tellement énorme qu’il allait exploser et éclabousser tout le monde de sang. Mais en fait, je ne les éclaboussai qu’avec ma semence. Presqu’un pot à moutarde plein ! Qui gicla et éclaboussa ses jeunes demoiselles sans qu’elles interrompent leur tâche. Si je n’étais pas là aujourd’hui pour vous le raconter, je croirais que j’aurais rêvé. »

Soudain le maire eut un spasme. Des larmes inondèrent son visage. Et il hoqueta comme un enfant.

« Ca a été horrible, ça a été horrible », répéta-t-il ensuite sans cesse.

« Et après, que s’est-il passé, nous lui demandâmes avec impatience, tant son récit était haletant ? »

Voyez ce qu’elles m’ont fait, voyez ce qu’elles m’ont fait !

« Ensuite, vous voyez ce qu’elles m’ont fait. Le maire nous montra son visage, sa poitrine, ses mains. Vous voyez ce qu’elles m’ont fait, dit-il en éclatant en sanglot. »

Le médecin des pompiers lui tendit un mouchoir pour qu’il puisse se moucher, puis il reprit son récit.

« J’en étais à répandre ma semence une deuxième fois quand soudain, dans le bas de mon dos, je ressentis une douleur intense,comme si on enfonçait quelque chose très profondément à l’intérieur de mon bassin. Je hurlai comme si on m’avait arraché un membre d’un coup, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Mes cordes vocales avaient été comme chauffé à blanc et ne produisaient plus le moindre effet. Aussitôt après une douceur étrange m’envahit. Je sentis mon corps tout entier être envahi d’une torpeur lancinante et bientôt des pies à la tête je ne sentais plus rien. Et pourtant, je restai conscient. Et c’est alors que vint la première vision d’horreur. L’une des mannequins fit surgir devant mes yeux un immense scalpel qu’elle plongea d’un coup rageur dans ma poitrine. A nouveau, je hurlai, mais de peur, car la lame profondément enfoncée dans mes chairs ne provoquait aucune douleur en moi. Je ne sentais rien. Je ne pouvais que voir et entendre, avec la plus grande horreur, la mannequin « extra-terrestre », car  j’en avais la conviction maintenant, que ces femmes n’avaient rien d’humain, remuer sa lame dans ma poitrine avec des grands giclements de sang, d’os et d’organes. »

A nouveau le Maire fut pris de tonitruands sanglots que rien ne semblait pouvoir stopper. Le médecin lui tendit la boîte de mouchoirs qu’il vida entièrement devant nos yeux stupéfaits.

« Ensuite ? » demandâmes nous à nouveau.

Le maire tenta de se reprendre. Se moucha dans la chemise du médecin puis continua à nouveau de parler en hoquetant de plus belle.

Elles me démembrèrent avec un acharnement vorace

« Ca a duré je ne sais combien de temps. Et je voyais tout ! Elle me démembrèrent entièrement avec un acharnement vorace. Elles me cisaillèrent, me percèrent me découpèrent, me cousirent, m’agrafèrent, me démontèrent, me remontèrent avec autant d’efficacité qu’une équipe de mécaniciens dans un stand de formule un. Mon sang était partout sur leurs corps sublimes  et donnait l’impression qu’elles s’étaient aspergées mutuellement de confiture de fraise et de jus de tomate. Je peux vous dire que je me souviendrais de ce moment toute ma vie (et à nouveau, le maire mouilla son visage et ses vêtements de larmes). »

« Plus tard, je ne sais pas au bout de combien de temps, j’ai perdu connaissance, ou je me suis endormi, je ne sais pas, et je me suis réveillé le matin, dans l’étable au milieu des vaches. »

« Quand avez-vous compris ce qui s’était passé « , demandé-je à nouveau avec impatience ?

« Pas tout de suite. D’abord, j’avais un mal de crâne comme si j’avais bu toute la réserve de vieille prune du père Poliçon (curé de la paroisse : ndlr / lire aussi : « Les soupçons se portent vers le curé »). On aurait dit qu’une enclume avait été vissé sur mon crâne durant la nuit. »

Un retour à la réalité douloureux

« Il faisait froid et je sentais l’humidité du petit matin me tremper les os. Je tremblai comme une feuille. J’entendais les vaches meugler et paître leur foin tranquillement. Ca sentait la bouse et l’urine de bovin. Et j’avais, en plus, une terrible envie de pisser. Je me levai péniblement, balayai la saleté sur mes vêtements et me dirigeai vers la porte de l’étable. Dehors,  la lueur du jour pointait à peine le bout de son nez. Au bout du champ, j’apercevais ma petite maison où ma femme Germaine (auteure de « Ah ben merci bien ! ») devait encore dormir, bien que je n’ai pas vraiment une idée claire de l’heure. Je me campai devant un arbre, dézippait la fermeture éclair de ma braguette et saisi mon appareil, sauf que… (sanglots à nouveau). Je ne trouvai rien à l’endroit où j’aurais du trouver quelque chose. Je me touchai le bas ventre et à la place de mon pénis, je sentai juste une douce touffe de poils… »

A ce stade du récit, le maire se figea et fut pris de convulsions. Son regard plongea vers le sol et il se mit à se balancer d’avant en arrière comme le témoin d’un acte atroce de folie. D’un signe du menton, le médecin nous fit signe que l’entretien était terminé.

Le maire, ou la maire, devrions-nous dire aurait pu être un imposteur. Mais l’interrogatoire serré que menèrent les gendarmes, ses propres dires, les détails de son récit, sa connaissance intime de feu Fernand Broussard ne peuvent que laisser songeur. Cette femme serait-elle vraiment Fernand Broussard ? Bien que physiquement, il y ait un monde entre elle et le maire, on ne peut qu’être frappé par la ressemblance frappantes de certains traits, mais aussi de cette façon de parler si caractéristique. Pourrait-ce être une soeur, un parent éloigné ? Mais comment aurait-elle pu connaître tant de détails sur la vie de Fernand ?

En tout cas, voilà bien un mystère qui mettra du temps à être résolu.

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A propos Olivier Sauvage

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