Julien, le sosie parfait de Michel Sardou… dans sa tête.

Avant de ressembler à Pascal Obispo, Julien ressemblait beaucoup à C Jérôme

Avant de ressembler à Pascal Obispo, Julien ressemblait beaucoup à C Jérôme

Dur dur d’être un sosie. Tout le monde dans la rue vous confond avec la star que vous êtes censée être et puis, une fois la surprise passée, vous n’être plus que… « le sosie de ». C’est pourquoi tant de sosies font des dépressions et tentent souvent de se faire refaire le visage pour ne plus ressembler à leur célébrité.

Mais le pire est peut-être le cas de Julien, sosie parfait de Michel Sardou… dans sa tête. Il ne lui ressemble pas du tout physiquement, mais il a exactement la même personnalité.

« A l’intérieur, je suis exactement comme lui, dit Julien. Mais personne ne le voit. Et pourtant… personne d’autre au monde que moi ne lui ressemble aussi parfaitement. »

Julien a grandi à Tronchon parmi les habitants de la ville et, très vite, il a su qu’il était Michel Sardou.

« Quand je le voyais chanter le samedi soir chez Drucker à la télé, je savais qu’il était moi et que j’étais lui. Mais mes parents ne le voyaient pas. Et quand je leur disais, ils me répondaient simplement que je ferai mieux de bosser à l’école à moins que je ne veuille me faire botter les fesses. »

Dès le début, sa vie a été un calvaire.

De psy en psy, Julien a traîné son injustice, jusqu’à ce qu’il rencontre un homme qui le croit et tente de l’aider : le Dr Miroslav Tepes, vétéran de l’armée serbe, réfugié en France pour exercer la chirurgie esthétique, et actuellement également entraîneur de l’équipe locale de football (lire Tronchon écrase Onchy : 37 à 0).

« Miroslav est le seul qui m’a compris. Aussitôt, il m’a proposé de me refaire le visage et j’ai tout de suite accepté. »

Malheureusement, diplômé seulement d’un CAP de mécanique automobile, Le Pr Miroslav Tepes n’est pas aussi à l’aise avec un scalpel qu’avec une clé de 12. Le résultat est décevant. Julien ressemble plus à Pascal Obispo qu’au chanteur ténébreux à la moumoutte sombre.

« C’était un escroc, mais je ne lui en ai pas voulu. », dit Julien. « Je trouve quand même que Pascal Obispo chante comme un pied. Ça, ça m’a blessé. »

Puis, Julien monte à Paris où il tente sa chance sur les planches. Malheureusement s’il n’a pas le physique de son sosie, il n’en a pas non plus la voix. Mauvaise voix, mauvais visage. C’est la fin des espoirs de Julien qui se rend compte de sa malédiction.

« Je suis revenu à Tronchon où les gens m’aiment bien malgré ma bouille informe. Pour me faire plaisir, ils m’appellent Michel et acceptent que je chante en karaoké sur les tubes de mon sosie, le soir à la fermeture quand ils sont tous bourrés… Eux, au moins, ils me comprennent. »

Souhaitons longue vie à Julien qui finira sûrement par trouver sa « voix » («voie », jeu de mot).

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A propos Olivier Sauvage

Entrepreneur, blogueur, mes pensées n'engagent que moi
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