Etes-vous antisémite ? Test en 3 questions pour le savoir

La célèbre réplique de Rabbi-Jacob dans laquelle Louis Defunès découvre qu'il est antisémite

La célèbre réplique de Rabbi-Jacob dans laquelle Louis Defunès découvre qu’il est antisémite

Aïe aïe aïe ! Comme il est dur d’être moralement pur. Il suffit parfois d’un rien, au détour d’une interview ou au cours d’une promenade nocturne dans un cimetière pour que vous basculiez, sans vous en rendre compte, dans le camp abject de l’anti-sémitisme. Vous pensiez être irréprochable ? Eh bien, non, vous ne l’êtes pas ! Vous ne pensiez pas à mal ? Eh bien, si ! Etre antisémite, c’est parfois être comme Mr Jourdain, faire de la prose sans le savoir. Mais au fait, dans quelles situations savoir si vous faites de l’antisémitisme ou pas ?

Vous vous promenez la nuit dans un cimetière juif

Le cimetière juif profané de Sarre Union

Le cimetière juif profané de Sarre Union, le 14 février 2015

Ah qu’il est bon parfois de se payer une bonne petite ballade dans la tranquillité de la nuit et de errer au hasard des bois, des chemins, des tombes de ce si joli cimetière dont vous saviez à peine que les tombes « bizarre » étaient celles de personnes de confession juive. Soudain, vous ne savez pas ce qui vous prend, mais dans un élan de joie, par simple plaisir de jouer, vous vous mettez à renverser ces pierres, déjà un peu de travers, juste pour vous amuser. Comme c’est drôle de voir ces vieux pavés tomber à la renverse, comme de vieilles ruines. Qu’est-ce que vous rigolez.

STOP !

Arrêtez tout de suite !

Renverser des stèles s’appelle une profanation de cimetière. Et si, accessoirement, vous n’êtes pas juif, alors on pourra dire aussi que vous êtes anti-sémite.

Vous avez perdu, revenez de la case départ.

Vous répondez à l’interview d’un journaliste populaire (populiste)

Ce n’est pas de votre faute. Ce type, là, ce B. vous importunait depuis le départ avec sa drôle de question : « Mais diriez vous que M. est sous l’influence de sa femme ? » Oui, non, vous ne savez pas. Bien sûr qu’il est sous l’influence de sa femme, comme chaque homme peut l’être. « Oui, mais, reprendrait le journaliste, diriez-vous que… » Ô temps suspend ton vol, B. se prépare à lancer sa saillie, qu’il sait pertinemment lourdingue, voire raciste, mais il n’en a cure, ce qu’il cherche, lui, c’est le parfum délicieux du scandale, celui qui annonce l’odeur de l’audimat et de la célébrité et, qui dit audimat et célébrité, dit argent. « Diriez-vous qu’il est sous influence juive ? »

Beeeeeeep !

Attention là ! Méfiance. Avant de répondre, vous devriez rester sur vos gardes. Un mot très dangereux a été prononcé. Et s’il est prononcé dans un sens, il peut vite se retourner contre vous. Que répondez-vous ?

A) Oui, et Hitler n’a pas fini le boulot.

B) Oui, je crois, enfin, tout le monde connaît les relations de sa femme

C) Que voulez-vous dire par « influence juive » ?

Vous avez répondu (A) ? C’est que vous êtes un nazi. Vous êtes sous le coup de la loi.

Vous avez répondu (B) : Vous vous êtes fait avoir par B. qui a obtenu la petite phrase qu’il cherchait et fera le buzz dans les médias d’ici 5mn après l’interview.

C) Bravo, vous avez évité le piège. Mais méfiez-vous, B. est un malin et il tentera encore de vous mettre dedans.

Vous vous promenez près d’une synagogue armé d’une kalachnikov

Omar Abdel Hamid El-Hussein, meurtrier de plusieurs personnes, abattu par la police danoise après l'attentat du 14 février à Copenhague

Omar Abdel Hamid El-Hussein, meurtrier de plusieurs personnes, abattu par la police danoise après l’attentat du 14 février à Copenhague

Vous n’aimez pas trop les dimanches. C’est « un jour sans ». Vous, ce qui vous botte, c’est le travail, la frénétique activité d’un jour de semaine. Parfois, par désoeuvrement, ou pour tromper votre ennui, vous vous sentez l’envie de déambuler près d’une synagogue. Avec vous, votre fidèle kalachnikov. Vous vous sentez protégé. On ne sait jamais, les rues sont si dangereuses de nos jours. Et puis, soudain, comme une envie qui vous prend, vous vous dites : « Et si j’allais flinguer tous ces chiens d’infidèles qui persécutent mes frères de Palestine ? » Aussitôt dit, aussitôt fait, vous tentez de franchir la garde de policiers à l’entrée…

Evidemment, la question ne se pose pas, vous êtes un antisémite primaire. Un fanatique religieux pour qui tout est prétexte à tuer. Reposez votre fusil. Prenez rendez-vous chez un psy et faites vous soigner longtemps… très longtemps.

Conclusion

Nous espérons vous avoir bien aidé. Les situations sont si nombreuses où l’on peut vite révéler sa nature intolérante. Mais, rassurez-vous : un peu d’amour, d’humanité, de conscience aussi, feront de vous, si vous y faites attention, un être charmant, tout plein d’attention, qui a sûrement bien d’autres choses à faire que de répandre la haine, l’intolérance et le sang, sous de fallacieux prétextes.

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