L’attaque folle des drones à Tronchon

Kevin Teufla, notre stagiaire

Kevin Teufla, notre stagiaire

Par Kevin Teufla, stagiaire (tous ses articles)

Les drones sont partout

Il n’y a pas qu’à la capitale que les drones inquiètent. Ici aussi à Tronchon, ces petits appareils volants autonomes sont une source d’angoisse et pas pour rien.

Hier, ce sont de véritables scènes de guerre qui se sont déroulées chez nous après l’attaque de quatre drones fous totalement déchaînés.

D’où venaient-ils ? Qui les pilotaient ? Pour l’heure, la gendarmerie, qui fait son travail, ne possède (comme d’habitude) pas l’ombre d’une piste.

En tout cas, les dégâts sont considérables… et pas uniquement dans les esprits, car les drones fous, cette fois, ne se sont pas contentés de semer la panique. Ils se sont carrément attaqués aux habitants provoquant des mouvements de foules incontrôlables dans notre petite ville, si tranquille d’habitude.

Vue d'artiste d'un drone fou

Vue d’artiste d’un drone fou

Une première attaque aux alentours de 15h

C’est aux alentours de 15h que sont apparus les petits vautours électroniques. En escadrille. De la taille d’un pigeon, les quatre engins ont d’abord commencé par louvoyer au dessus de la place de la Mairie, puis de la Gare, attisant la curiosité des nombreux passants présents à cette heure (Mme Larron, Mr Pignon, ainsi que Jean-François Piche). Puis, soudain, c’est là que tout a commencé, au moment où Mme Larron (90 ans) commençait à traverser le boulevard Georges Pompidou, à l’intersection de la rue Michel Sardou. Soudain, un des drones a plongé vers le sol et s’est mis à frapper la nonagénaire sur le sommet du crâne. Seule l’intervention à bon escient de Super-Franck, qui passait par là, a permis de mettre à l’abri la vieille dame.

L’Ecole communale, proie des drones fous

Ce seul incident aurait pu suffire à la peine de nos concitoyens, mais le sort en avait décidé autrement (ou les cruels pilotes inconnus de drones). Après s’être réfugiés dans le clocher de l’église, pour se protéger des tirs de chevrotine de notre ami Jean Lefebure (retraité de la SCNF et président de l’Amicale de Chasse sans alcool de Tronchon), les quatre machines volantes se sont ensuite précipitées sur la cours de l’école communale dans laquelle s’égayaient nos chers petits chérubins. Et dans une sarabande infernale, ont ensuite entamé une série de rase-mottes en poussant, tel des Stukas, des hurlements atroces effrayant la marmaille totalement paniquée. Seul le sang-froid de Fatima Nektar, l’institutrice, a permis de sauver la situation en mettant promptement à l’abri notre progéniture dans la salle de classe pendant que les drones continuaient leur folle danse.

La folie redouble

Que s’est-il vraiment passé ensuite ? Qu’est-ce qui a poussé ces pilotes de drones à aller plus loin et à pousser leur démence jusqu’à la folie meutrière ? Nous ne le saurons dans doute jamais, mais… laissons la parole à Mme Nektar qui nous a décrit la folle scène qui a suivi son refuge et celui des enfants dans la salle de classe communale.

« J’avais réussi à mettre les enfants à l’abris et je pensais que nous serions alors tranquille, mais c’est à ce moment que tout a basculé et que j’ai compris que nous n’avions pas à faire à une simple plaisanterie, mais bien à la volonté de faire du mal. »

En effet, non contents d’avoir causé une bonne frayeur à nos chères têtes blondes, les drones se sont ensuite acharnés sur eux, comme s’ils voulaient leur faire du mal.

« Ils se sont mis à cogner aux carreaux comme s’ils voulaient les briser. Au début, ce n’était que des petits coups, puis ils ont pris de l’assurance et prenaient de plus en plus d’élan pour casser les vitres. J’ai vite compris ce qui allait se passer si je ne faisais rien. »

L’intervention salvatrice de Mme Nektar, l’institutrice

Mme Nektar, notre institutrice

Mme Nektar, notre institutrice

Devant la probabilité de plus en plus grande de voir une des hideuses machines entrer dans la salle de classe et frapper les mômes, MmeNektar a le réflexe inouï de fermer les volets de l’école (qui heureusement en avait). En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, tous les volets roulants étaient baissés et une nouvelle fois les enfants à l’abri. Mais pas pour longtemps…

Réalisant qu’il leur était impossible de pénétrer dans l’école par les fenêtres, les quatre drones cherchèrent immédiatement une autre issue. C’est alors que l’un deux parvint à se frayer un chemin par la cheminée qui, malgré plusieurs demandes de Mme Nektar auprès de la maire, Mme Broussard, n’avait jamais été condamnée. Entendant le maudit engin approcher, Mme Nektar eut aussitôt l’idée de barrer l’accès en poussant la bibliothèque. Avec l’aide des plus forts, elle poussa donc le meuble contre lequel vint se fracasser à plusieurs reprises le drone fou. Mais cela ne suffit pas. Totalement déchaînée, la petite machine, dans de grands mouvements d’avant en arrière, rejoint rapidement par ses acolytes, continua son travail de sape en cognant avec de plus en plus de vigueur la maigre paroi en contreplaqué de la bibliothèque dans le but de la briser. Mme Nektar réalisa alors soudainement qu’il ne lui restait plus que quelques instants à vivre.

Mais elle ne baissa pas les bras, bien au contraire !

Une véritable bataille rangée

Prenant son courage à deux mains, elle distribua aux enfants tout ce qu’elle pouvait trouver comme armes : une règle de tableau, un balai, des classeurs de rangement, une équerre en bois. En un clin d’oeil à peine, chacun se retrouva prêt à affronter les monstres. Et lorsque le passage fut dégagé et que le premier drone passa sa tête à l’intérieur, il reçut aussitôt une bonne volée de coups de règles et de réglettes dans la figure qui le firent aussitôt reculer.

Mais cela ne suffit pas et bientôt les quatres machines entrèrent en formation rapproché dans la salle de classe et engagèrent le combat avec les élèves de la classe de Mme Nektar en tentant de piquer de leur dards les têtes des petits comme des grands.

Le pugilat fut dantesque. Plusieurs enfants reçurent des coups à la tête et durent se réfugier sous les tables. Mais les plus forts résistèrent et réussirent même à abattre un drone en le projetant contre un mur. Celui-ci explosa, dans une gerbe de flammes et mit, en retombant, le feu à la classe. Ce fut une véritable scène d’apocalypse et, à ce moment là, Mme Nektar comprit que si quelqu’un ne venait pas les aider, tout serait cuit (au sens propre comme au figuré).

Des sauveteurs impuissants

A l’extérieur de l’école, pendant ce temps là, Super-Franck et plusieurs habitants de la ville tentèrent d’ouvrir la porte de la salle de classe que Mme Nektar avait au préalable, fort opportunément fermé à double-tour. Mais ce qui la sauva auparavant se révéla un piège alors que le feu avait pris.

Tout semblait perdu quand soudain les trois drones encore vivants semblèrent perdre de leur hargne. Et pour cause, la durée de leur batterie n’était pas illimitée et arrivait au bout de leur réserve. Il ne leur restait donc plus qu’à mourir ou à se retirer. Mais ils n’en eurent pas le temps. Epuisés par le combat, les trois appareils ne parvinrent pas à remonter par la cheminée et retombèrent lourdement au sol les uns après les autres en poussant un dernier vrombissement d’agonie.

C’était fini.

Sauvé par l’épuisement des batteries

A ce moment précis, la porte de l’école, sous les coups de boutoir de Super-Franck, s’ouvrit enfin et tous les enfants, les blessés comme les valides, purent être libérés avant que l’école ne brûle complètement.

Alerté par les habitants, les gendarmes arrivèrent sur le coup des 21h pour ne constater qu’impuissants l’étendue des dégâts.

Mme Labrousse, notre maire, a déclaré que les coupables seraient poursuivis jusqu’en enfer, jugés et condamnés pour ces actes odieux et ignobles et assure que toute la lumière serait faite sur cette affaire (bien qu’elle ne soit pas très confiante en la perspicacité du Colonel Delpierre le chef de la gendarmerie locale).

Informé par les médias, le préfet de région a déclaré sa stupéfaction et sa colère et assuré que tout serait fait pour que les auteurs de ce vol (le vol en l’air des drones) soient punis avec la plus grande sévérité. De son côté, la Ministre de l’intérieur a accusé l’opposition d’être à l’origine de cette violence, sans doute due, nous citons, « à la politique désastreuse du précédent gouvernement. »

Tout est bien qui finit bien

Ceci étant dit, tous les enfants sont saufs et, mise à part une bonne frayeur et l’école, dont la cheminée a finalement été définitivement condamnée, aucune victime ou dégât ne sont à déplorer.

 

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A propos Olivier Sauvage

Entrepreneur, blogueur, mes pensées n'engagent que moi
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