Veillant son mari mort, elle découvre qu’on lui a volé un morceau de corps

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Georges venait de mourir

Quelque chose clochait.

Quelque chose clochait, mais elle ne savait quoi.

Antoinette était venu le jour d’avant pour le veiller.

Et elle était revenu le matin pour le veiller à nouveau, mais là, elle comprit immédiatement que quelque chose avait changé. Elle n’aurait su dire quoi, sur le moment, mais son instinct de femme ne savait la tromper.

Quelqu’une était venu durant la nuit et avait dérangé les choses.

Tout semblait comme la veille, et pourtant…

Pourtant tout semblait identique dans la chapelle. Georges, son mari décédé, reposait comme avant, le visage paisible, les mains croisées, posées sur le ventre, le costume, tiré à 4 épingles, les cheveux plaqués en arrière, comme il aimait à le faire durant les grandes occasion.

Elle s’assit en silence et sortit son tricot. Elle se mit à lui parler et à lui raconter les potins de la ville. L’enterrement aurait lieu dans quelques heures et bientôt, il ne serait plus qu’un souvenir, un portrait posé au dessus de la cheminée.

Elle avait décidé, contre son gré, de le faire incinérer, de manière à ce qu’il soit toujours là, avec elle, dans la maison. Elle y tenait vraiment. Elle n’arrivait pas à se faire que son corps pourrisse dans la terre loin de chez elle.

Elle lui raconta les soucis qu’avait la voisine avec sa fuite d’eau, lui fit l’article sur le choix des rideaux qu’elle mettrait dans la chambre quand il retournerait à la maison dans son urne. Puis soudain, elle s’arrêta. Elle avait compris !

Une découverte horrible

Elle se leva, posa son tricot soigneusement sur sa chaise et s’approcha de Georges. Avec une angoisse grandissante, elle palpa le bras droit de son homme sous l’étoffe de sa veste et immédiatement, elle constata qu’il en manquait un morceau. Le coeur rempli d’effroi et d’horreur, elle tira lentement la manche, la souleva jusqu’au haut du bras, et soudain, put constater ce qu’elle avait présagé. Aussitôt elle s’effondra sur le carrelage froid de l’endroit.

Son corps chuta lourdement sur le sol en produisant un grand crac. Son bras venait de se briser sous le poids de son torse.

Il était évident que quelqu’un avait découpé un morceau de bras du pauvre Georges.

Un véritable travail de boucher

Le muscle avait été finement détaché du membre grâce à un couteau extrêmement affuté. Un vrai travail de boucher ! Sans presqu’aucune goutte de sang ne s’écoule, le voleur avait ensuite remis le costume en place, comme si de rien n’était. Il avait pris soin de remplacer par un morceau de mousse le morceau de bras détaché. Si bien que l’opération avait été presque invisible.

Quand la commissaire Yvette Hornay, de Paris, arriva pour mener l’enquête, elle avoua à son adjoint que c’était bien la première fois qu’elle voyait un cadavre se faire voler un morceau de bras. Elle en avait vu beaucoup d’autre, mais, celle là, on ne lui avait jamais encore faite.

Lire la suite de l’affaire

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A propos Olivier Sauvage

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2 commentaires pour Veillant son mari mort, elle découvre qu’on lui a volé un morceau de corps

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