Dans les transports en commun #1 bis : dans le TGV Paris-Lille (avril 2016)

lille-paris-tgv-5

Presqu’une institution, en tout cas un vrai lieu à part entière, le Paris-Lille (ou Lille-Paris) si vous êtes lillois transporte chaque jour plusieurs milliers de nordistes vers la capitale et vice-versa. Un certain nombre d’entre eux font ce trajet quotidiennement et finissent par se connaître et par se rassembler pour faire ce court saut (1h/250km), finalement pas plus crevant, et même plus confortable, que celui sur un banal RER de banlieue parisienne surchargé, sale et perpétuellement sujet aux incidents de voies, comme ils disent à la SNCF.

lille-paris-tgv-1

Je fais partie de ceux qui l’empruntent assez régulièrement et j’apprécie souvent ce break, cette mini-interruption dans ma journée de travail que constitue ce trajet effectué à la vitesse grand V. Souvent, je dors en écoutant de la musique, parfois j’y travaille, malgré l’absence de connexion internet, et aussi, comme vous allez le voir, j’en profite pour me livrer à mon passe-temps favori.

lille-paris-tgv-4

A dire vrai, à part des gens qui dorment, qui regardent le smartphone en s’ennuyant, ou qui travaillent sur leur portable, il ne s’y passe pas grand chose et les sujets de dessin ne sont pas vraiment variés. La population qui transbahute dans ce TGV est, en semaine, essentiellement professionnelle. C’est pour ça que la plupart du temps, les wagons sont très calmes et qu’il y règne une ambiance semi-frénétique semi-ennuyée, si vous voyez ce que je veux dire. Le voyage est vraiment une coupure dans la trépidation quotidienne d’une population de cadres en transhumance.

lille-paris-tgv-3

Avec mon feutre noir et mes pinceaux feutres, j’adore saisir les portraits de tout ces gens. Evidemment, il est plus facile de croquer ceux qui dorment, car ils ne bougent que de temps en temps. Mais ce que je préfère, ce sont les gens qui prennent une pose sans le savoir, la main près du visage, plongé dans une réflexion pénible (ou pas), penché en avant sur leur tablette ou dégingandé lascivement dans leur siège quand la place à côté est libre et qu’ils peuvent s’étendre et prendre leurs aises.

lille-paris-tgv-2

Certains ont franchement des sales gueules, d’autres des trognes. Chez les femmes, ce que je préfère regarder et ce qui m’attire, c’est la chevelure ou alors une jolie pose endormie. Bref, quand on y réfléchit bien, on a devant soi pendant 1h tout un bestiaire humain qui se livre à l’observateur et dont il est passionnant de capturer les traits.

Publicités

A propos Olivier Sauvage

Entrepreneur, blogueur, mes pensées n'engagent que moi
Cet article, publié dans Croquis/photos, Non classé, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s