Voyage au Québec #1 : la mystérieuse inconnue

Femme au téléphone dans l'aéroport

Me voilà parti quelques jours au Canada.

On m’avait demandé d’intervenir là bas afin de partager mon expérience professionnelle devant un parterre de spécialistes dans la ville de Québec. L’honneur était trop grand pour que je refuse. Et, une fois les conditions de mon intervention trouvée, je me retrouvai enfin, quelques semaines plus tard, à poireauter, comme il se doit, dans les vastes hall de Roissy-Charles de Gaulle.

Je grignotai précautionneusement un sandwich acheté à vil prix, quand m’apparut cette charmante jeune femme, dont le visage simple et d’une beauté particulière attira aussitôt mon attention. Elle était en train d’écouter un message sur son téléphone, puis, une fois que cela fut fait, rassembla ses affaires (dont un sac en cuir orange visiblement coûteux qui me fit dire qu’elle ne faisait pas partie de la moyenne habituelle des gens) et laissa sa table avec ses déchets derrière.

Et alors qu’elle s’éloignait, tomba de ce sac, justement, un foulard, un chiffon ou un mouchoir, je ne sais pas exactement. Exactement comme dans une scène de film où le scénariste, en panne d’idée, n’a pas trouvé mieux que ce subterfuge vaseux pour provoquer la rencontre entre le héros masculin et sa future conquête féminine.

Tel un gentleman, je me précipitai à mon tour. Ramassai le morceau de tissu et m’élançai à la poursuite de la belle inconnue, qui, d’une manière absolument mystérieuse s’évanouit dans la foule. J’eus beau me désarticuler le cou en tout sens, elle avait bien échappé à mon attention.

Dans un réflexe benêt, je portai le mouchoir à mon nez pour en sentir le parfum. Mais il n’avait aucune odeur hormis celle de la soie, qui comme chacun sait, n’a rien de spécialement envoûtante. Je repris alors mon attente, ma valise posée près de moi. Puis quand l’appel à l’embarcadère se fit, je rejoignis les autres passagers de mon vol, le mouchoir plié soigneusement dans ma poche…

Jeune femme au téléphone - Croquis au crayon sur nature - Aéroport de Roissy CDG, Terminal 2A - dimanche 6 nov 2016 11h30 env.
Jeune femme au téléphone – Croquis au crayon sur nature – Aéroport de Roissy CDG, Terminal 2A – dimanche 6 nov 2016 11h30 env.
Publicités

Crash de l’A320 : l’avis du type de Carglass

Par Kevin Teufla, notre stagiaire
Par Kevin Teufla, notre stagiaire

Par Kevin Teufla, stagiaire (lire tous ses articles)

 

Pour nous (et comme nous n’avons pas les moyens de nous payer des experts comme Gérard Holz ou Christophe Barbier), le type de Carglass a bien voulu nous donner sa version des faits et ses explications au dramatique accident aérien qui vient de se produire dans les Alpes. Venu spécialement de sa page publicitaire, il est un des premiers à émettre une hypothèse plausible à cette tragédie :

« Vous voyez, il suffit d’un petit éclat dans le pare-brise de l’avion. Au début, on se dit, ce n’est rien, j’irai le faire réparer plus tard, et puis, quand vous percutez une hirondelle ou un pigeon, c’est là que le drame surgit. L’éclat se transforme en fissure, puis le pare-brise éclate. A mon avis, c’est exactement ce qui a du se passer sur le vol Barcelone-Düsseldorf. Et c’est dommage quand même, parce que, en plus, chez Carglass, vous ne payez pas. »

batman-carglass

Une explication qui en vaut une autre. Heureusement qu’en France, nous avons des experts !

Voyage : Madère, un petit bout de paradis

Vue de l'aéroport d'Orly

Pour aller à Madère, pas le choix. L’avion est le seul moyen rapide de s’y rendre. Vous pouvez essayer en barque, en voilier ou en paquebot si le coeur vous en dit, mais n’oubliez pas que vous n’avez que 5 semaines de congés par an et que plus de la moitié de celles-ci risquent d’être consommées par votre voyage jusqu’à destination. L’avion s’impose donc avec tout ses désagréments : l’attente infinie dans l’aéroport avant d’embarquer, le vol aussi ennuyeux qu’un film de Godard, les crissements de mâchoires des autres passagers dévorant d’immondes sandwiches vendus au prix du caviar, sans compter l’insupportable promiscuité du Boeing dans lequel vous avez pris bord. Bref, un véritable cauchemar ! Alors pour ne pas s’ennuyer, reste une solution : le guide de voyage, que j’ai décortiqué de bout en bout jusqu’à apprendre par coeur les horaires d’ouverture de tous les restaurants.

Technicien aéroport d'OrlyUn peu d’histoire

Madère, contrairement aux apparences, est une île africaine, car plus proche de la côte marocaine que de la côte portugaise. Née au beau milieu de l’océan, elle est la résultante de quelques éruptions volcaniques bienvenues qui ont façonné son paysage montagneux d’aujourd’hui. Les pics les plus hauts pointent à plus de 1800m, ce qui n’est pas rien, vous l’avouerez. Autre caractéristique pour le moins déstabilisante, il n’y a pas de terrain plat à Madère, excepté la piste de l’aéroport qu’il a fallu bâtir sur d’hideux pilotis géants en béton armé. Sans cette solution, il aurait fallu ressortir quelques bons vieux hydravions de la dernière guerre, mais comme il y en avait plus, les madérans ont gardé la solution des pilotis.

Découverte vers 1400 quelque chose

L’île a été découverte par un certain Zarko. Rien à voir avec notre ex-président. On lui a fait une belle statue qui trône au milieu d’une place dans la vieille ville. Il y a établi une première capitale du charmant nom de Machico, mais qui finalement ne convenait pas et c’est Funchal (plus de 100,000 habitants) qui a récupéré cet honneur. Anecdote : c’est à Madeire que Christophe Colomb aurait préparé son voyage pour découvrir l’Amérique. Et c’est aussi là bas qu’il s’y est marié. Coincidence ? Je ne crois pas.

Bref. Depuis, entre guerres, invasions et colonisations, Madère s’est développée au fil du temps et est devenu une belle île dont une des principales sources de revenus est le tourisme (j’y reviendrai). On y fait aussi du pinard, fort judicieusement appelé « Madère » (je ne l’ai pas gouté) et on y produit des bananes « en masse » entre autres produits agricoles.

C’est une destination rêvée pour les randonneurs, puisque l’île permet, sur moins de 700km2, de bénéficier de dizaines de chemins côtiers, forestiers ou montagnards si l’on préfère le soleil des cimes plutôt que les ombres des arbres ou les embruns de l’océan. Un magnifique réseaux de canaux (les « Levadas » en portugais) sillonne d’ailleurs toute l’île et permet de pénétrer au plus profond de sa forêt de lauriers, dernier vestige de l’ex-forêt qui recouvrait toute l’Europe avant l’ère glaciaire et qui est maintenant classée au patrimoine mondial de l’Unesco (tout comme Le Havre. Avec les deux, ça fait une moyenne). Question plages, il n’y en a pas, ou presque. La côte madérane étant essentiellement constituée de falaises à pics de plus de 600m de hauteur tombant dans la mer (si vous êtes amateur de plongeon, c’est l’occasion, certains ont essayé, mais ils ont eu des problèmes).

Cet intermède historique et géographique terminé. Je vous donne rendez-vous pour la suite où vous découvrirez mon lieu de villégiature et je vous partagerai les sensations ineffables de ma découverte de Madère.

Avion et véhicule sur un aéroport